Jeudi 22 octobre 2009
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Que
ses fans se rassurent : J’ai tué Anémie Lothomb n’est PAS l’assassinat en règle et sur papier du célèbre écrivain belge. Certes, cette dernière n’est pas épargnée lorsque
Gattégno critique ce que l’on ose à peine nommer la « littérature » de masse, celle qui est dictée et décidée par les médias et que les « mauvais » lecteurs – car l’auteur
catégorise les lecteurs en bons et mauvais – adorent.J’ai tué Anémie Lothomb est pourtant un roman. Et s’il juge sévèrement Marc Lévy ou Houellebecq, n’allez pas croire qu’il est à placer au-dessus de la mêlée, d’un point de vue stylistique : des phrases concises et d’une structure simple, un vocabulaire mince et des chapitres courts soutiennent le rythme que l’intrigue ne vient pas ralentir. Il y a crime, cadavre, dissimulation, enquête, et pourtant vous n’êtes pas en train de lire un roman policier : ne vous attendez pas à être tenu en haleine de la première à la dernière page ; là n’est pas l’enjeu du livre. En revanche, il se pourrait que vous trouviez une définition de l’écrivain (qui risque de vous décevoir quelque peu).
Jean-Pierre GATTÉGNO, J’ai tué Anémie Lothomb, 2009.
Par Christophe Pierre
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Publié dans : Littérature française
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