Authentique, fieu

Publié le par Christophe Pierre

Yasushi INOUE - Le FaussaireYasushi Inoué signe avec Le Faussaire trois nouvelles d’une extrême délicatesse.

Dans la nouvelle éponyme, le héros est un journaliste chargé de rédiger un hommage au grand maître de la peinture japonaise : Keigaku. Au cours de ses recherches le nom d’un mystérieux faussaire apparaît. Dès cet instant, la biographie du grand peintre dérive vers l’histoire du faussaire.

Obasute raconte l’obsession d’un homme pour la légende d’Obasuteyama. Le mythe parle de cette montagne où, jadis, un seigneur obligeait ses sujets à abandonner les vieillards. Mais pourquoi cette fascination, pourquoi ces rêves étranges dans lesquels la mère du personnage principal le supplie de l’abandonner ?

Pleine Lune enfin nous raconte l’ascension et la dégringolade d’un businessman.

La langue de Yasushi Inoué distille au travers de ces trois courts récits une nostalgie et une bonté palpables à chaque mot.

Conscient des différences structurelles qu’il existe entre haïku et nouvelle, je ne puis m’empêcher de comparer les textes d’Inoué à ces poèmes de trois vers. La même précision, la même émotion, la même proximité à la nature ne laissent de rappeler au lecteur qu’il s’agit de littérature nippone.

Le Faussaire est un authentique régal pour tous les amateurs de subtilité, d’émotion suggérée. Le quotidien apparaît sous des traits divers, magiques laissant supposer que le mélange de la vie et du destin rendent la vie humaine mouvementée et passionnante. Chacune des nouvelles invite à la réflexion sur ce qu’est l’existence, sur les règles auxquelles elle obéit, sur l’importance du plus insignifiant moment qui fait soudainement chavirer l’ordinaire…

Je conseille vivement l’ouvrage, que vous soyez amateurs de lecture asiatique ou non: Le Faussaire vous fera passer un excellent moment.

L'avis de mon coblogueur vous intéresse ? :-)

Yasushi INOUE, Le Faussaire, 1951, 1955, 1958.

Publié dans Littérature japonaise

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Véro. 02/09/2010 21:28







Christophe Pierre 02/09/2010 22:58



:D



Véro. 02/09/2010 21:13



Fichtre, diantre ! Heureusement que tu me préviens...



Christophe Pierre 02/09/2010 21:21



Saperlipopette, j'aurais dû me douter qu'il s'agissait d'un piège pour mettre à l'épreuve ma résistance à briller en société... j'ai échoué, soit. On ne m'y reprendra plus palsembleu.



Véro. 29/08/2010 17:00



Hum... pour découvrir cette littérature nippone, je commencerai plutôt par Le clan des otari que j'ai inscrit dans ma wish-list suite à ton billet.



Christophe Pierre 02/09/2010 21:09



Ne te laisse pas avoir Véro, le clan des Otori a été écrit par une australienne. C'est vrai qu'elle aborde avec beaucoup de brio la société nipponne, mais pour avoir un aperçu de la littérature
japonaise de manière pas trop "douloureuse", je te conseillerais Ogawa. Mais disons que ce sera plus tard :D En attendant bonne lecture à toi chère amie.



latite06 09/08/2010 18:20



je viens d'acheter "Le loup bleu", du même auteur. J'espère que ce sera une bonne surprise :-)



Christophe Pierre 12/08/2010 22:16



Je ne l'ai pas lu celui-là. Je viens pour ma part de recevoir Le fusil de chasse, je crois que je vais aimer.



djak 08/08/2010 11:35



J'adore Inoué! je n'ai pas encore lu ce titre, mais je note!



Christophe Pierre 12/08/2010 22:17



Je crois que tu aimeras, c'est en finesse, tout en subtilité, tout en délicatesse... enfin tout en littérature nipponne comme je l'aime.