Carnet de bord : "L'innommable" (2)

Publié le par Christophe Pierre

BECKETT - L'innommable

Je poursuis la lecture. Un sentiment de malaise m'investit car Beckett crée par son verbiage ce qui n'existe pas, ce qui ne peut exister. Une sorte de logorrhée s'est emparée du narrateur et transforme la lecture en pathos. Le narrateur n'est pas, ou plutôt il est sans être. Il n'a que la consistance que nous voulons bien lui prêter sans pourtant saisir en lui une véritable identité. Nous pressentons pourtant chez lui une omnipotence impuissante, une claustrophobie ubiquiste qui le pare de l'aura d'un dieu enfumé dans les songes de ceux qu'il a lui-même créés.

Publié dans Carnets de bord

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Véro. 11/06/2010 17:02



Elle semble bien douloureuse cette lecture ...



Christophe Pierre 18/06/2010 12:41



Davantage stupéfiante que douloureuse.