Une faute de frappe ?

Publié le par Christophe Pierre

J.-P. Gattégno - J'ai tué Anémie LothombQue ses fans se rassurent : J’ai tué Anémie Lothomb n’est PAS l’assassinat en règle et sur papier du célèbre écrivain belge. Certes, cette dernière n’est pas épargnée lorsque Gattégno critique ce que l’on ose à peine nommer la « littérature » de masse, celle qui est dictée et décidée par les médias et que les « mauvais » lecteurs – car l’auteur catégorise les lecteurs en bons et mauvais – adorent.

J’ai tué Anémie Lothomb est pourtant un roman. Et s’il juge sévèrement Marc Lévy ou Houellebecq, n’allez pas croire qu’il est à placer au-dessus de la mêlée, d’un point de vue stylistique : des phrases concises et d’une structure simple, un vocabulaire mince et des chapitres courts soutiennent le rythme que l’intrigue ne vient pas ralentir. Il y a crime, cadavre, dissimulation, enquête, et pourtant vous n’êtes pas en train de lire un roman policier : ne vous attendez pas à être tenu en haleine de la première à la dernière page ; là n’est pas l’enjeu du livre. En revanche, il se pourrait que vous trouviez une définition de l’écrivain (qui risque de vous décevoir quelque peu).


Jean-Pierre GATTÉGNO, J’ai tué Anémie Lothomb, 2009.

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Matilda 06/12/2009 16:09


Ca ma toujours scié de voir comment on catalogue les écrivains. Parce que celui-là vend beaucoup de livres  c'est un auteur commercial, parce que celle-la publie tous les ans elle écrit comme
une chèvre ...
Bref c'est idiot. Et je préfère encore lire Amélie nothomb que j'aime énormément que ce genre de pastiche.


Christophe Pierre 06/12/2009 16:25


Je crois qu'il faut y voir du second degré, voire même du troisième ou pourquoi pas du quatrième degré.
Ce discours du "commercial"/"non commercial" tient le haut du pavé de longue date dans certains milieux. Déjà Alexandre Dumas père devait soutenir les rumeurs concernant ses "nègres", Paul Loup
Sullitzer a acquis à son tour une certaine réputation et aujourd'hui des auteurs comme Nothomb ou Lévy font les frais du susdit discours.
Maintenant il faut admettre qu'ils fassent non seulement partie d'une catégorie d'auteurs à très large public, mais aussi qu'ils le désirent. Dès lors il s'agit d'une littérature de masse sans que
pour autant cela soit péjoratif.
Au-delà de cette réflexion, je pense que l'auteur ici a simplement voulu s'amuser et puis, tant qu'à faire, vendre quelques exemplaires comme tout auteur désireux de manger et de payer ses
factures.
N'oublions pas qu'un certain nombre d'écrivains, dont Balzac et Simenon, écrivaient avant tout pour payer les dettes. La chose étant dite, ils n'en étaient pas moins d'excellents auteurs.


Domy 22/10/2009 20:01


Bonjour,
J'aime beaucoup ce nouveau blog... je lui souhaite une longue vie et tout plein de jolies livraisons ....


Christophe Pierre 23/10/2009 06:57


Cher lecteur,
Merci pour ces encouragements et bienvenue sur le blog !